
L’amour


Souvenirs du parc Oriental de Maulévrier







Il était une fois, dans les hautes montagnes de Chine, une jeune rivière ambitieuse nommée Li. Elle était connue pour son caractère impétueux et sa détermination à atteindre l’océan le plus rapidement possible. Chaque matin, elle se précipitait avec force contre les rochers, s’épuisant à vouloir creuser son chemin à travers la montagne.
Non loin de là vivait un vieux sage, perché sur un pic rocheux. Il observait la jeune rivière qui, jour après jour, s’épuisait dans sa lutte contre la montagne. Ses eaux, jadis cristallines, étaient devenues troubles à force de s’agiter. Un soir, alors que Li reprenait son souffle après une nouvelle journée de combat, le sage descendit jusqu’à ses rives.
« Pourquoi tant de précipitation, jeune Li ? » demanda-t-il doucement. « Je dois atteindre l’océan ! » répondit la rivière, haletante. « C’est mon destin ! Mais cette montagne obstinée refuse de me laisser passer. » Le sage sourit avec bienveillance. « Permets-moi de te raconter une histoire, » dit-il.
« Il y a longtemps vivait une goutte de pluie qui voulait aussi rejoindre l’océan. Au lieu de lutter, elle apprit à danser avec le vent, à glisser sur les feuilles, à s’infiltrer dans les fissures. Sans forcer, elle finit par atteindre son but. » « Mais je ne peux pas attendre ! » protesta Li. « Je dois agir ! » « Observe la montagne, » suggéra le sage. « Elle semble immobile, et pourtant, elle danse elle aussi. Elle s’érode doucement, se transforme avec les saisons. Elle ne résiste pas au changement, elle l’accueille à son rythme. »
Cette nuit-là, Li médita sur les paroles du sage. Elle observa le clair de lune se refléter sur ses eaux et, pour la première fois, elle remarqua comment la lumière dansait naturellement à sa surface quand elle était calme. Le lendemain, au lieu de se précipiter contre les rochers, Li essaya quelque chose de différent. Elle commença à observer les contours de la montagne, à sentir ses creux et ses reliefs. Elle découvrit des passages qu’elle n’avait jamais remarqués auparavant, trop occupée à forcer son chemin.
Doucement, elle apprit à s’écouler plutôt qu’à se battre. Quand elle rencontrait un rocher, au lieu de le percuter, elle le contournait gracieusement. Lorsqu’elle trouvait une fissure, elle s’y glissait paisiblement. Là où la pente était douce, elle se laissait porter. À sa grande surprise, elle avançait maintenant plus rapidement qu’avant, tout en dépensant moins d’énergie. Ses eaux redevinrent cristallines. Les poissons commencèrent à nager dans ses courants. Les oiseaux venaient boire à ses rives. Sans le vouloir, elle créait la vie sur son passage.
La montagne elle-même semblait répondre à ce changement. Là où Li s’écoulait doucement, la terre s’assouplissait, créant naturellement de nouveaux passages. Les pierres qu’elle avait autrefois considérées comme des obstacles devenaient des compagnes de voyage, créant des murmures mélodieux lorsque l’eau les caressait.
Le sage, observant de son pic, voyait la transformation. Là où il y avait eu lutte et agitation, il y avait maintenant une danse harmonieuse entre la rivière et la montagne. Li avait découvert le secret du Wu Wei – l’art d’agir sans forcer. Les années passèrent, et Li finit par atteindre l’océan. Son voyage avait pris plus de temps qu’elle ne l’avait initialement prévu, mais elle avait créé quelque chose de bien plus précieux : une vallée fertile, un écosystème vibrant, une voie que d’autres rivières pourraient suivre.
Parfois, quand de jeunes ruisseaux impétueux se précipitaient dans son lit, pressés d’atteindre l’océan, Li leur murmurait doucement : « L’art n’est pas dans la force, mais dans la danse. Ne luttez pas contre le chemin, devenez le chemin. »
https://monmonastere.substack.com/…/wu-wei-la-fable-de…




« La tradition japonaise d’Hanami, depuis des siècles, nous invite à contempler la beauté des cerisiers en fleurs et célèbre l’arrivée du printemps, symbole de renouveau.
Les familles et les proches se rassemblent sous les branches des sakuras, joyeux instants de partage, abrités sous des toits roses pâles.
Mais nous avons beaucoup à apprendre des sagesses ancestrales, car la tradition dit aussi qu’au delà d’admirer la beauté des fleurs et de porter cette ode au printemps, se cache une réflexion plus profonde : celle des cycles de la vie.
La beauté des fleurs de cerisiers est éphémère, notre vie l’est aussi. Tout est voué à changer et à se transformer.
Hanami nous appelle à méditer sur ce que nous voulons faire de notre vie.
La courte durée de floraison, cette beauté éphémère nous rappelle qu’il faut savourer l’instant présent car nous n’avons pas le pouvoir d’arrêter le temps mais peut-être celui d’apprécier chaque instant précieux de bonheur.
Avec Hanami, usons de notre pouvoir de suspendre ce temps, juste un instant, comme tous ces petits rubans roses et blancs suspendus aux branches et qui offrent au vent voeux et prières pour une vie meilleure. »
« Merci pour cette journée fort réussie, nous avons très bien mangé, un temps bien clément, des cerisiers « à point », de jolies démonstrations, de jolies photos, tout était parfait. Merci à Cathy et merci à toi aussi Philippe ». Brigitte
« Merci à tous pour votre participation ; nous avons eu raison de persévérer car finalement, le soleil était au rendez-vous. Une belle journée et une pratique tout en harmonie dans le parc « . Cathy








Dans les montagnes brumeuses de l’ancien royaume de Shu vivait un vieux jardinier nommé Chen. Son jardin, disait-on, produisait les plantes les plus extraordinaires, mais peu de gens avaient eu le privilège de le visiter. On racontait que dans ce jardin se trouvaient trois trésors : une source d’eau cristalline, un arbre millénaire, et une fleur qui ne fleurissait qu’une fois par siècle.
Un jour, un jeune homme nommé Li, ayant entendu parler de ces merveilles, gravit la montagne pour rencontrer le jardinier. Après un long voyage, il trouva enfin Chen, qui sarclait tranquillement un carré de terre apparemment vide. « Maître jardinier », dit Li, « j’ai voyagé loin pour voir vos trois trésors. » Le vieil homme sourit sans lever les yeux de son travail. « Les vois-tu ? » demanda-t-il simplement. Li regarda autour de lui. Le jardin semblait ordinaire – quelques arbres, un petit étang, des plates-bandes de plantes communes. Rien d’extraordinaire.
« Je ne vois que des plantes ordinaires », répondit-il, déçu. « Alors reste et aide-moi à jardiner », dit Chen. « Peut-être qu’en travaillant la terre, tu découvriras ce que tu cherches. » Intrigué, Li accepta. Le premier jour, Chen lui confia la tâche d’arroser les plantes. « Mais attention », dit-il, « avant d’arroser chaque plante, tu dois d’abord sentir si elle a soif. »
Li trouva cela étrange, mais obéit. Après plusieurs jours à observer attentivement chaque plante, il commença à percevoir des signes subtils – une feuille légèrement fanée, une tige moins droite. Un matin, alors qu’il s’apprêtait à arroser, Chen l’arrêta. « As-tu remarqué que l’eau que tu utilises vient d’une source spéciale ? » Li regarda le simple puits d’où il puisait l’eau chaque jour. « C’est le premier trésor », expliqua Chen. « Non pas parce que l’eau est magique, mais parce qu’en l’utilisant avec attention, tu as appris à percevoir la soif véritable. »
Les semaines passèrent, et Chen confia à Li la tâche de tailler les arbres. « Mais avant de couper la moindre branche », dit-il, « tu dois écouter l’arbre respirer. » Li passa des jours à observer un vieil érable, perplexe. Progressivement, il commença à percevoir comment le vent circulait dans ses branches, comment la sève montait et descendait selon les heures du jour. « Tu as découvert le deuxième trésor », dit Chen un soir. « Cet arbre n’est pas extraordinaire parce qu’il est ancien, mais parce qu’en l’observant, tu as appris à percevoir les cycles de la vie. »
Les saisons passèrent, et Li continuait son apprentissage. Un jour, Chen lui demanda de s’occuper d’un petit carré de terre apparemment vide. « Que dois-je y faire pousser ? » demanda Li. « Ce qui doit y pousser », répondit énigmatiquement Chen. Li passa des mois à observer ce carré de terre, notant comment la lumière y jouait, comment l’eau s’y écoulait, quels insectes le visitaient. Un matin, il y découvrit une petite pousse qu’il n’avait jamais vue auparavant. « C’est le troisième trésor », dit Chen. « Non pas la fleur elle-même, mais ta capacité à voir ce qui était toujours là, attendant d’être découvert. »
Les années passèrent, et Li devint lui-même un jardinier renommé. Des gens venaient de loin pour voir les trois trésors de son jardin, mais comme son maître avant lui, il se contentait de sourire et de leur proposer de jardiner avec lui.
Car il avait compris que les véritables trésors n’étaient pas des objets à contempler, mais des transformations à vivre. La source pure était la capacité à percevoir les besoins véritables, l’arbre millénaire était la compréhension des cycles naturels, et la fleur rare était l’éveil de ce qui sommeille en nous.
Ainsi, comme les anciens alchimistes transformaient le plomb en or, Li avait appris que la véritable alchimie n’était pas dans la transformation des métaux, mais dans la transformation du regard que nous portons sur le monde et sur nous-mêmes.
Et lorsqu’on lui demandait le secret de son jardin, il répondait simplement : « La terre ordinaire contient déjà tout l’or du monde. Il suffit d’apprendre à le voir. »
Source
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Bonjour à tous,
Dimanche dernier, le comité sortie nous avait concocté une sortie en forêt suivie d’un déjeuner dans un restaurant atypique et convivial. Une excellente occasion de se ressourcer dans la nature et de partager ensemble de bons moments !
La forêt était superbe : de jeunes pousses de fleurs, des rochers aux formes bizarroïdes qui ont nourri notre imagination.
Voici quelques photos pour vous donner un aperçu de cette belle journée. N’hésitez à nous rejoindre pour la prochaine sortie, c’est toujours un moment agréable à partager.
À bientôt
Christine L.



Dès que le printemps arrive, on sent que tout commence à bouger, les fleurs, les arbres, les oiseaux… Dans toute la nature c’est une nouvelle vague qui déferle. Voilà un des phénomènes les plus extraordinaires de la vie : le renouveau. Chaque année tout se renouvelle… sauf les humains !
Les humains, eux, restent tels qu’ils sont, ils ne se mettent pas à l’unisson de ce renouveau, ils sont fermés. Alors maintenant, s’ils veulent vraiment goûter la nouvelle vie, ils doivent s’ouvrir, ils doivent ouvrir en eux les portes et les fenêtres pour que cette vie puisse pénétrer et les imprégner.
Certains diront : « Mais pour nous, c’est fini. Le printemps, c’est pour la jeunesse. » En raisonnant ainsi, ils se coupent de la source de la vie. Tous doivent marcher avec le renouveau. On ne fait pas ici de distinction entre les jeunes et les vieux. Est-ce que vous avez entendu de vieux arbres dire : « Oh ! nous, vous savez, on a déjà passé l’âge de fleurir et de reverdir : on laisse ça aux jeunes, maintenant » ? Non, eux aussi au printemps se couvrent de fleurs et de feuilles. Donc, même les vieilles grands-mères, même les vieux grands-pères doivent entrer dans la ronde, trotter, sauter, danser au moins symboliquement et tout ira mieux !
Vive le printemps !
Belle journée ensoleillée.
Lionel



Emma :
« Une magnifique journée sous un soleil radieux, qui attendait notre petite troupe pour une immersion dans l’histoire de la dynastie des Tang au musée Guimet. Cette sortie, parfaitement organisée par notre comité de sorties préféré, a été une belle réussite. Un grand merci à Cathy et Philippe pour cette proposition ! Après les plats délicieux et l’accueil chaleureux du restaurant Chez Qin, nous avons pris la direction du musée pour découvrir l’exposition dédiée à cette dynastie qui a profondément marqué la Chine. En instaurant une stabilité économique grâce aux fameuses routes de la soie et à son rayonnement culturel à travers la poésie, la sculpture notamment, les Tang ont influencé le pays durant plus de 1 000 ans. Les influences du bouddhisme et du taoïsme ont été très présentes. »


Cathy :
« Après un excellent repas chez Qin, dans une ambiance très conviviale et une petite promenade sous le doux soleil de l’hiver, la visite de l’Exposition La Chine des Tang nous transporte dans la ville de Chang’an. Émerveillés devant les miniatures, les sculptures et l’orfèvrerie, une magnifique toile de Fuxi et Nüwa connus dans la mythologie chinoise pour avoir réparé l’harmonie du monde s’offre à notre regard. Puis aucun de nous ne put résister à approfondir la visite du musée à la découverte de pièces exceptionnelles en provenance du Cambodge, d‘Inde, du Vietnam…. Une journée pleine d’échanges et de découvertes en bonne compagnie et sur le retour le clin d’œil de notre belle Tour Eiffel. »


Christine :
Ce fut encore une nouvelle journée agréable et conviviale pour les adhérents du Tai Chi Club !
Après un déjeuner fort sympathique au restaurant, nous avons eu le plaisir de découvrir la fascinante exposition Tang au musée Guimet, une expérience culturelle enrichissante qui nous a plongés dans l’histoire et l’art de cette époque légendaire. La visite a été l’occasion de partager nos impressions et d’enrichir nos connaissances culturelles dans une ambiance chaleureuse et détendue.
Une belle expérience qui a renforcé les liens entre les membres du groupe !









